S'organiser avant un trek

Romain Mouton | 13 septembre 2016

Loin du stress de la vie quotidienne, trekker nous permet de nous reconnecter avec nous-même. A nous la liberté de ne rien faire d’autre que manger, marcher, dormir. Toutefois, avant d’aller chercher cette sérénité, il y a un peu de boulot à tomber en amont.

 

Partir à l’étranger demande un minimum de préparation, pour ne pas être trop perdu une fois sur place et éviter de perdre trop de temps à glaner des informations. Etre organisé(e) permet aussi d’éviter les arnaques. Mais si vous êtes d’un naturel joueur, je ne vous empêche en aucun cas de partir à l’arrache.

 

Cet article est ma modeste contribution pour vous aider à bien préparer votre voyage. Tout ce qui est écrit marche aussi pour un trek en France (ou dans votre pays), même s’il n’est pas nécessaire de faire autant de boulot de préparation, puisque vous connaissez déjà les habitudes de vos compatriotes.

 

Pour illustrer mes propos, vous retrouverez en italique des exemples concrets, extraits de la préparation d’un de mes treks au Népal.

La planification

Partons du principe que vous savez déjà sur quel trek partir. La première chose que je fais est de faire un planning. Pour cela, une recherche sur la durée du trek et sur les moyens de rejoindre et revenir de la région du trek est nécessaire. N’hésitez pas à visiter des forums de randonnées (CampToCamp, Voyage Forum, Randonnée Léger), le site WikiTravel, ou de consulter des guides papiers comme le Routard ou le Lonely Planet pour vous aider.

 

Une fois que vous connaissez les caractéristiques de votre trek, découpez-le en fonction de vos aptitudes physiques et de ce que vous voulez faire (prendre son temps, péter un chrono, …). Pour vous donner une idée, à 1000 mètres de dénivelé par jour, le niveau commence à être sympa.

 

Dans mon cas, je pars sur le Tour des Annapurnas que je veux parcourir en mode rando-course. Mon expérience (Alta Via 1 en 2015) me dit que je peux enchaîner des journées de 30 bornes avec 2 000 mètres de dénivelé positif, sauf en haute altitude, où je devrai certainement me calmer. Une recherche rapide me permet d’obtenir le tableau suivant.

Départ

Arrivée

Distance (km)

Altitude (m)

Dénivelé + (m)

Dénivelé - (m)

Besi Sahar

9

840

50

0

Bhulbule

Bhulbule

13

1 140

480

180

Ghermu

Ghermu

12

1 700

640

80

Tal

Tal

22

2 710

1 100

90

Chame

Chame

14.5

3 310

600

0

Upper Pisang

Upper Pisang

19.5

3 540

540

310

Manang

Manang

9

4 050

510

0

Yak Kharka

Yak Kharka

6

4 540

490

0

Thorung Phedi

Thorung Phedi

16

3 710

880

1 710

Ranipauwa

Ranipauwa

9

2 840

0

870

Kagbeni

Kagbeni

9

2 710

0

130

Jomson

Jomson

6

2 680

220

250

Marpha

Marpha

11

2 560

190

310

Larjung

Larjung

13

2 000

200

760

Ghasa

Ghasa

13

1 190

90

900

Tatopani

Tatopani

14

2 800

1 750

140

Ghorepani

Ghorepani

Naya Pul

11

900

0

1 900

Vivant à Addis-Abeba et courant souvent à 3 200 mètres, je sais que je ne crains pas le mal des montagnes jusqu’à au moins 4 500 mètres, mais je voudrais y aller mollo au-dessus de 4 000 mètres d’altitude. Du coup, si je réorganise mon tableau avec une ligne par jour, cela donne :

Départ

Arrivée

Distance (km)

Dénivelé + (m)

Dénivelé - (m)

Besi Sahar

Tal

34

1 170

260

Tal

Upper Pisang

36.5

1 700

90

Upper Pisang

Yak Kharka

28.5

1 050

310

Yak Kharka

Thorung Phedi

6

490

0

Thorung Phedi

Kagbeni

25

880

2 580

Kagbeni

Larjung

26

410

720

Larjung

Tatopani

26

290

1 660

Tatopani

Naya Pul

25

1 750

2 040

J’ai donc besoin de huit jours pour faire le tour. Oui, je sais, va pas falloir chômer…

 

A partir de ce premier planning, il va falloir se pencher sur la gestion des difficultés. Identifiez les potentiels points bloquants dans votre trek (col, passage à gué, …), et cherchez une stratégie à adopter pour le cas où vous ne pouvez les passer. Repérez également les différentes portes de sortie, comme les routes, arrêts de bus, aérodrome, au cas où vous n’avez plus assez temps durant votre trek.

 

Je dois passer le Thorung La, un col à 5 400 mètres d’altitude, qui est parfois bloqué par la neige au mois de mars. Si je ne peux pas le franchir, je devrais rebrousser chemin, ce qui me prendrait sûrement trois jours. Donc dans le cas où le col est bloqué, je ne le saurai qu’au bout du quatrième jour, et j’aurai besoin de trois jours pour repartir d’où je viens si je ne peux vraiment pas passer. Soit sept jours pour l’aller-retour, c’est bon, ça passe.

 

Après l’identification des points bloquants, place au rab : j’aime à ajouter des jours dits tampons dans mon planning pour faire face aux imprévus : blessures légères, maladies (souvent gastriques, on ne va pas se le cacher), attentes forcées, bagages qui n’arrivent pas en même temps que vous. J’avoue, pour le coup, le nombre de jours en rab est au pif.

 

J’aimerai pouvoir attendre à Thorung Phedi, au cas où le col enneigé pourrait être de nouveau praticable le lendemain. On va dire que je vais prendre deux jours d’attente. J’ai donc maintenant besoin de dix jours.

 

Je ne prends pas de jours pour gérer les blessures ou pertes de bagage. J’ai déjà deux jours qui peuvent être mis à contribution, et si la loi de l’emmerdement maximal s’applique (col bloqué, blessures et perte de bagage… la tuile quoi !), mes informations me disent que je peux, une fois le col passé, trouver un bus ou un avion pour rentrer plus vite.

 

Reste maintenant à ajouter les jours nécessaires au voyage. En fait, c’est très scolaire la planification.

 

Dans mon cas, il me faut un jour de voyage entre Addis et Katmandou, plus un jour pour rejoindre Besi Sahar, un jour pour revenir de Pokhara à Katmandu et deux jours pour revenir à Addis. J’ai donc besoin de quinze jours.

 

Alors avoir du rab, c’est bien, mais savoir le combler au cas où il serait inutile, c’est mieux. Renseignez-vous sur ce que vous pourriez visiter ou faire en fin de trek afin de ne pas gâcher ce temps précieux de dépaysement.

 

Dans mon exemple, j’ai deux jours de rab. Comme j’ai déjà fait ce trek (mais en marchant), je retournerai bien voir le Machhapuchhare. Et puis moi, visiter des villes, ça m’emmerde. Je peux alors rejoindre depuis ma fin de trek, la fin de l’Annapurna Panorama Trek, et mon planning devient :

Départ

Arrivée

Distance (km)

Dénivelé + (m)

Dénivelé - (m)

Besi Sahar

Tal

34

1 170

260

Tal

Upper Pisang

36.5

1 700

90

Upper Pisang

Yak Kharka

28.5

1 050

310

Yak Kharka

Thorung Phedi

6

490

0

Thorung Phedi

Kagbeni

25

880

2 580

Kagbeni

Larjung

26

410

720

Larjung

Tatopani

26

290

1 660

Tatopani

Tadapani

?

550

710

Tadapani

Ghandrunk

?

0

720

Ghandrunk

Phedi

?

1 040

1 510

Voilà, votre planning est terminé. Il ne vous reste plus qu’à trouver le moment propice dans l’année auquel partir, et réserver vos billets.

 

Mon planning complet ci-dessous (version Machhapuchhare) :

Départ

Arrivée

Date

Transport

Addis-Abeba

Katmandou

21 mars

Avion

Katmandou

Besi Sahar

22 mars

Bus

Besi Sahar

Tal

23 mars

Pieds

Upper Pisang

Yak Kharka

25 mars

Tal

Upper Pisang

24 mars

Thorung Phedi

Kagbeni

27 mars

Yak Kharka

Thorung Phedi

26 mars

Larjung

Tatopani

29 mars

Kagbeni

Larjung

28 mars

Tatopani

Tadapani

30 mars

Tadapani

Ghandrunk

31 mars

Ghandrunk

Pokhara

1 avril

Pieds puis bus

Pokhara

Katmandou

2 avril

Bus

Katmandou

Delhi

3 avril

Avion

Delhi

Addis-Abeba

4 avril

Informations sur le pays

Au passage, on le verra en-dessous, mais j’ai besoin de faire de la paperasse à Katmandou pour avoir le droit de trekker. Mais mon avion arrive à 15h le 21, ce qui me laisse le temps de faire ça dès mon arrivée.

 

Enfonçons, si vous le voulez bien, une porte ouverte : afin d’éviter un maximum de désagrément, il est utile de se renseigner sur le pays qui va vous accueillir.

 

Premier point à regarder : quelle est la (ou les) langue(s) officielle(s). Il y a de grandes chances que vous ne la parliez pas, aussi renseignez-vous sur les différents forums (CampToCamp, Voyage Forum, …) si les langues que vous baragouinez suffiront à vous faire comprendre.

 

Au Népal, on parle népali. Mais dans les zones touristiques et de treks, l’anglais est fréquemment parlé. Ça tombe bien, je parle anglais. Allemand aussi, mais pour l’instant, ce n’est pas très utile en voyage…

 

Un petit tour sur le site « Conseils aux voyageurs » du ministère des affaires étrangères est une étape presque obligatoire. Les fiches pays sont de bonnes synthèses de renseignement. Il faut juste garder en tête qu’ils sont parfois un poil trop prudent. Sûrement pour éviter qu’on les attaque en justice en cas de problèmes. Ce site m’est très utile pour prendre connaissance de la stabilité (ou non) politique d’un pays, ainsi que des démarches administratives à prévoir (papiers à montrer lors de l’arrivée à l’aéroport, vaccins, …).

 

Là, c’est un peu la merde au Népal, avec des problèmes d’importation, dus à un point de passage bloqué par des manifestants à la frontière indo-népalaise. L’ambassade déconseille de se rendre dans une zone proche du trek (voire très proche), mais ça devrait le faire, ou en tout cas, j’assume le risque.

 

Dans de très nombreux pays, un visa vous sera demandé pour passer la frontière. Bien souvent, vous pouvez l’acheter à votre arrivée sur place, mais il faut prévoir du liquide, car c’est très rare que vous puissiez payer par carte bancaire.

 

Ensuite, il faut chercher sur internet le taux de conversion pour la monnaie locale. Cette information est accessible simplement par une requête à un moteur de recherche. Histoire de mettre les prix que l’on vous propose en parallèle du niveau de vie local, essayez également d’obtenir le salaire médian (au pire moyen) dans le pays. Renseignez-vous également s’il y a des distributeurs de billet à votre arrivée, et quel type de carte est le mieux accepter (Visa ou Mastercard).

 

Le taux de change est de 1 euro pour 112 roupies népalaises. Le revenu médian au Népal était de 367 $/an en 2010, soit presque 38 000 roupies par an. A noter que le Routard indique un revenu à 100 $ par mois… ce qu’ils sont drôles au Routard. Les deux types de carte passent bien à Katmandou.

 

Enfin, il faut regarder si vous n’avez pas besoin de prendre des permis spécifiques ou des droits d’entrées pour faire votre trek. Dans ce cas, il faut savoir où payer la taxe, ainsi que son montant.

 

Au Népal, la demande de visa peut être faite à l’aéroport, et je dois prévoir une photo d’identité, 25 $ (pour un visa de 15 jours).

 

Dans mon cas, je dois prévoir de payer le TIMS (Trekker’s Information Management System) et l’ACAP (Annapurna Conservation Area Permit). Je devrai prendre le TIMS lors de mon arrivée à Katmandou (le bureau ferme à 18h le 21). Quant à l’ACAP, je le prendrai à Besi Sahar. Au passage, je sais que je dois prévoir quatre photos d’identité, en plus de celle pour le visa.

Le budget

Avoir la destination de ses rêves, c’est bien. Savoir si on peut se le payer, c’est mieux (et souvent désespérant).

 

Les transports représentent généralement une part non négligeable du budget, qu’ils soient internationaux ou locaux. Les vols les plus longs sont les moins chers, mais vous devrez alors endurer du transit souvent assez long. Pour les anglophones, Sleeping Airports permet de savoir si l’aéroport de transit est propice à passer une bonne nuit (horaire d’ouverture, présence de lits gratuits, conseils, …). Les prix des transports locaux ne sont pas à négliger, surtout si vous comptez rejoindre une zone reculée, où l’offre de transports publics risque d’être inexistante.

 

Dans mon cas, les billets d’avion entre Addis et Katmandou coûtent à peu près 800 €. En faisant un transit à Dubaï, ça m’aurait coûté moins cher, mais le voyage aurait été plus long car j’aurai dû passer la nuit à l’aéroport. Je connais l’aéroport de Dubaï, et non merci. J’ai acheté deux billets : un aller-retour entre Addis et Delhi, et un aller-retour entre Delhi et Katmandou. En m’assurant que les deux compagnies appartiennent à la même alliance, je n’aurai pas à récupérer mes bagages à Delhi (même si j’ai acheté deux billets, au lieu d’un, ce qui m’a permis de « ne » payer que 800 € au lieu de 1200 €). De plus, si les gens à Addis ont oublié de charger mon bagage, je pourrais l’attendre à Katmandu sans avoir à revenir à Delhi.

 

En local, j’ai juste besoin de prendre deux bus, le premier entre Katmandou et Besi Sahar (475 roupies), le second entre Pokhara et Katmandou (800 roupies). J’aime prendre une petite sécurité en multipliant par 1.5, juste au cas où les informations ne soient plus à jour. Soit au total, 17€.

 

Ensuite, se renseigner sur le logement. Si vous dormez sous la tente, ça sera vite vu, à moins que les zones de bivouac soient imposées et payantes (voir mon article sur comment choisir son emplacement de bivouac). Si vous comptez dormir en refuge, et que vous pouvez réserver, faites-le pour éviter de se faire jeter et de ne pas avoir de solutions de repli. Si les refuges sont gratuits, essayez d’arriver en fin de journée plutôt qu’en soirée, pour avoir une bonne place. Soyez sympas avec les suivants, ne les jetez pas, ça pourrait être vous. Si vous dormez en dur (lodge ou hôtel), il suffit juste d’additionner les petites notes…

 

Pour me faire plaisir, je vais prendre des chambres sympas à Katmandou, surtout pour le retour, histoire de prendre une bonne douche chaude et ainsi, éviter d’embaumer l’avion. A 20 € la nuit, il y a déjà plein de chambres très sympas. Ensuite, je dormirai en lodges, où le lit coûte en général 200 roupies. Comme ça fluctue avec l’altitude, je garde ma sécurité de 1.5, ce qui fait 300 roupies. Au total, je dois prévoir 70 € pour le logement durant mon trek.

 

La nourriture est souvent l’un des gros postes de dépenses du trekkeur, surtout quand des lyophilisés entrent dans les menus. Si vous comptez manger dans des restaurants ou lodges, les guides donnent des informations sur le budget moyen à prévoir. Si le trek est engagé, je pars généralement avec l’ensemble de ma nourriture, sauf si certains produits sont interdits (importation de saucisson en Argentine lorsque l’on vient du Chili par exemple). Acheter sur place est souvent plus intéressant financièrement, mais vous restez tributaire des disponibilités en supermarché, et ça demande généralement d’y consacrer une demi-journée pour trouver tout le nécessaire.

 

Pour le Népal, vu que je vais courir, hors de question de partir avec de la nourriture, ou alors, que des barres en cas de coup de barres (c’est de là que vient le nom, non ?). Allez, je vais dire que je prévois 30 € grand maximum dans les barres de céréales et autres potions magiques. Sur place, le plat national, le Dal Bhat, permet généralement de se caler sur un repas. Il tourne autour de 500 roupies, et en disant que j’en mange deux par jours, plus un petit déjeuner à 500 également, ça me fait 1500 roupies par jour. Le truc à pas oublier, c’est que je cours et que je vais dépenser pas mal de calories. Histoire d’être sûr de ne pas avoir faim, je pars avec un budget de 2000 par jours (un peu moins quand je serai à Katmandou).

 

Ne pas oublier les petits extras pour rendre l’attente à l’aéroport plus agréable. Là par contre, on oublie les prix bas du Népal, je compte au moins 20 € pour chaque passage à Delhi, soit 40 au total.

 

Mon budget nourriture monte donc à 290 € pour deux semaines (comptant déjà une marge de sécurité).

 

Les permis et visas, s’ils sont obligatoires, représentent parfois un budget non négligeable. Ne pas oublier de les prendre en compte.

 

Pour moi, le TIMS est à 20 $ et l’ACAP à 2000 roupies. Le visa pour 15 jours est à 25 $.

 

Une fois toutes les informations collectées, reste plus qu’à faire la somme et se poser la question si c’est dans nos moyens… Lorsque vous partez loin, je vous conseillerai de ne pas vous mettre dans le rouge pour partir. Vous ne savez pas ce qui peut arriver sur place, ou chez vous lorsque vous n’êtes pas là. Si ce n’est pas dans vos moyens, ce n’est pas grave. Maintenant que vous avez tout planifié, mettez juste de côté pour partir au bon moment sans avoir à tout refaire.

Les questions de sécurité

Si vous partez à l’étranger, la première chose à faire est de s’inscrire sur le portail Ariane du ministère des affaires étrangères. Cette inscription permet à l’ambassade de savoir si elle doit s’inquiéter de votre sort en cas de catastrophe dans le pays.

 

En revanche, le ministère est très clair sur un point : les ambassades ne sont pas des agences de voyage. C’est à vous de vous débrouiller en cas d’accident personnel ou en cas de problèmes durant votre voyage. Vérifiez vos assurances pour savoir de quelle couverture vous disposez. Faites notamment attention à la couverture sur les frais de recherche et de secours, particulièrement sur les limites géographiques et en altitude (souvent limité à 3 500 mètres d’altitude maximum).

 

Ayant une licence de la FFCAM, j’ai opté pour une extension d’assurance monde entier. Je suis couvert au Népal donc, et sans limite d’altitude. Les frais de recherche sont couverts jusqu’à 30 000 € à conditions que je fournisse sous 5 jours toutes les factures à mon assureur. Une évacuation en hélicoptère pouvant montée jusqu’à 6 000 €, j’ai de la marge.

 

Autres petits trucs, pensez à scanner tous vos documents officiels, comme passeport, certificats de vaccination, attestations d’assurance, licences, et de déposer le tout en ligne. Le plus simple est de s’envoyer un courriel à soi-même.

 

Informez également vos proches de votre programme. J’aime à demander à au moins deux personnes d’être mes contacts en cas de problème. S’ils acceptent, je leur fournis toutes les informations relatives à mon trek (y compris la liste de matériel), et je leur envoie en copie les scans de mes documents officiels. Si vos proches ne sont pas coutumiers du trekking ou de la randonnée en générale, veillez à bien leur expliquer de quoi il retourne.

 

Enfin, il peut être parfois utile de prendre avec vous une balise de tracking ou une balise de détresse. Dans les deux cas, ces balises permettent de prévenir les secours en cas d’accident, même en absence d’un réseau téléphone. La différence entre ces deux types de balise est technologique. La balise de tracking se base sur des satellites pour communiquer et transmet votre position GPS. Elle permet à vos proches de vous suivre au cours de votre trek sur un fond de carte. La balise de détresse ne permet pas ce suivi, mais embarque en plus la communication de votre signal de détresse par ondes radios, facilitant les recherches. Elle offre également une robustesse et une autonomie supérieure.

Le matériel

Le matériel fera l’objet d’un article à part entière. Je vous conseille de partir avec vos propres affaires dès que vous partez de chez vous. Ainsi, pas de stress à avoir sur la disponibilité ou non de ce qui vous manque. En procédant de la sorte, vous partez également avec un matériel dont vous connaissez les limites et que vous êtes habitué à manipuler. Sur certaines destinations, il peut être indiqué que le matériel est moins cher sur place, mais c’est parfois de la contrefaçon. Et si les prix sont vraiment intéressants, et qu’il ne s’agit pas de copie (gare à la douane au retour sinon), rien ne vous empêche d’en acheter avant de repartir en prévision d’un futur trek.

Votre santé

Avant de partir, un petit bilan sur votre santé peut s’avérer utile. Son utilité augmente même avec le nombre de semaines que vous comptez passer au milieu de nulle part. Peut-être pas une prise de sang avant chaque voyage non plus, surtout si vous suivez régulièrement votre état de forme. Mais un truc auquel on ne pense généralement pas et qui pourrit bien la vie en cas de problèmes, ce sont les dents. Un mal de dents, au-delà de l’inconfort et l’envie d’abandonner que ça engendre, vous empêche de bien manger, et donc réduit l’apport en calories journalier. Et qui dit pas de calories, dit pas d’énergie pour avancer !

 

Pensez également à faire les vaccins conseillés par le ministère des affaires étrangères, et être à jour pour les autres.

Votre logement

Après avoir fait toute cette planification, et que vous êtes sur le point de partir, je vous conseille de faire le ménage chez vous, et de préparer votre logement à votre absence. C’est toujours plus sympa de rentrer d’un trek, et de pouvoir se poser direct. La dernière fois que je suis parti au Népal, j’avais oublié que j’avais un poulet dans le four. Un mois après, je vous raconte pas l’odeur en rentrant…

Poste

Montant (€)

Transports

799

Logements

70

Nourriture

293

Visas et permis

43

Total

1 205

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