Comment choisir sa veste de montagne

Romain Mouton | 23 juin 2017

Autrefois appelé indestructible, la veste de montagne, ou hardshell, est une veste de protection super classe qu’on aime exhiber fièrement pour montrer que nous, on fait de la montagne ! Mais si on ne la choisit que pour sa couleur, faudra pas s’étonner qu’elle prenne l’eau au premier orage.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

PATAGONIA Shelter Stone, la vraie, l'unique!

Le but de la hardshell est de venir nous protéger du vent et de la pluie, tout en permettant de pouvoir continuer à avancer sans étouffer dessous. Imperméabilité et respirabilité sont alors les deux caractéristiques clés. La nature étant bien faîte, ces deux notions sont bien évidemment antagonistes. Sont à prendre également en compte la durabilité et la masse de la veste, également antagonistes. Ça serait trop facile sinon.

Imperméabilité

Pour créer de l’imperméabilité, les fabricants de vestes vont venir utiliser un tissu disposant de multiples trous dont la taille est inférieure à la taille des gouttes d’eau. Ce tissu est soit une membrane, c’est-à-dire un tissu dédié, soit un tissu « porteur » sur lequel on vient « enduire » (comme peindre) un produit pour réduire la taille des trous.

 

L’imperméabilité des membranes est plus durable que celles des enductions, car c’est une caractéristique physique du tissu, alors que l’enduit va petit à petit se désolidariser du tissu porteur. Mais l’enduction est moins chère qu’une membrane.

 

Pour quantifier cette imperméabilité, les fabricants parlent en hauteur de colonne d’eau, exprimée en millimètres. L’idée est d’indiquer qu’une veste reste imperméable à l’eau contenue dans un cylindre rempli d’eau et posé sur le tissu. Plus la hauteur de la colonne est importante, et plus la pression de l’eau au niveau du tissu est importante. Cette pression permet de tester la résistance du tissu au passage de l’eau et donc, plus la valeur de hauteur est élevée, plus le tissu est imperméable. On peut considérer qu’une veste avec une imperméabilité estimée à 10000 mm commence à être intéressante, et une veste à 30000 mm offre une protection sérieuse. Le Schmerber est également une unité pour l’imperméabilité, un Schmerber correspondant à une colonne d’eau haute de 1 mm.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Le Schmerber d'après SCHOEFFEL

Bien évidemment, une veste est un ensemble de tissus reliés entre eux, et les interfaces ont leur importance dans l’imperméabilité finale de la veste. Même avec des super tissus imperméables, si on vient coudre et donc recréer des trous plus gros que les gouttes d’eau, la veste va prendre l’eau. Il faudra faire attention à ce que les coutures sont imperméabilisées, ce qui se fait généralement en utilisant des bandes de silicones thermosoudées. Certains fabricants peuvent également assembler les tissus entre eux sans couture, en utilisant des procédés basés sur des lasers. La fermeture éclair est au même titre un point à regarder. Les fabricants utilisent notamment des garages à zip pour s’assurer que la veste reste bien imperméable lorsque la fermeture éclair est fermée.

 

L’imperméabilité passe aussi par l’application d’un composé chimique sur l’extérieur de la veste, permettant de faire en sorte que les gouttes restent sous leur forme de goutte à la surface du tissu. Ainsi, il suffit de secouer la veste pour se débarrasser de l’eau. On parle de déperlance grâce à un traitement DWR (Durable Water Repellent). La déperlance de la veste ne va en revanche que tenir pour les premières pluies. Il est néanmoins possible de retrouver un peu de déperlance en venant repasser la veste à basse température. Oui ça fait peur, mais ça marche ! Au moins pour les premiers repassages…

Respirabilité

Pour qu’une membrane « respire », il faut qu’elle puisse évacuer la vapeur d’eau générée par notre corps. Le principe est le même que pour imperméabiliser le tissu : il faut des trous et qu’ils soient plus grand que la taille des molécules de vapeur d’eau. Le coup de bol, c’est que ces molécules sont plus petites que les gouttes d’eau. Le coup de pas de bol, c’est que plus on veut évacuer de vapeurs, plus il faut de trous ou que ces trous soient plus gros. La respirabilité maximale d’une veste est alors limitée par sa valeur d’imperméabilité. Fichtre (mot vulgaire du 19e siècle) !

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Principe de l'imperméabilité/respirabilité mal dessiné

La respirabilité s’exprime en g/m²/24h, c’est-à-dire la quantité de vapeur qu’un mètre carré de tissus est capable de laisser passer en une journée. Cette valeur sera encore une fois inférieure sur la veste finale, car les zips et les bandes thermosoudées sont des obstacles au passage de la vapeur. Une veste avec une respirabilité supérieure à 10 000 g/m²/24h est dite respirante, les plus respirantes étant au-dessus de 30 000 g/m²/24h. Néanmoins, même avec ces vestes ultra respirantes, courir dedans restera des séances de sauna.

 

On retrouve également le RET (Résistance Evaporation Transmission), qui vient quantifier la résistance de la membrane au passage de la vapeur. Plus le RET est faible, et plus la veste sera respirante. Avec un RET < 6, nous avons une veste très respirante, et un RET > 12 montre une veste peu respirante.

 

La respirabilité de la veste est très sensible à l’état de la membrane. Si celle-ci est recouverte d’eau, comme après des heures de pluie, les gouttes en surface vont venir boucher les pores, et la vapeur ne passera plus, annulant toute respirabilité. Un traitement DWR permet de retarder ce phénomène mais au bout d’une journée sous l’eau, il ne faudra pas s’attendre à des miracles. On aura alors la sensation que la veste laisse passer l’eau, mais il s’agira en fait de la transpiration qui a condensé à l’intérieure de la veste. La propreté de la membrane (ou du tissu protecteur) va également jouée, et il est essentiel de laver fréquemment sa veste pour nettoyer les trous et mettre toutes les chances de son côté.

 

Des zips sont également utilisés par les fabricants pour améliorer l’évacuation de l’air chaud. Généralement placés sous les aisselles, ils permettent d’évacuer efficacement de grosses quantités de vapeur, au détriment de l’imperméabilité et de la masse de la veste. Reste que du côté de l’imperméabilité, si les zips sont étanches, le simple fait de les refermer permet de la récupérer. Personnellement, j’adore que mes vestes disposent de ces grands zips. Placés sous les aisselles, ils permettent tout de même de se refroidir lorsque la pluie tombe sans inclinaison.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Zip d'aération sous les aisselles pour ventiler pendant l'effort

Protection

Une veste hardshell n’est pas un manteau, elle n’a pour fonction que de protéger du vent et de la pluie tout en n’étouffant pas dessous. Elle rentre parfaitement dans une gestion multicouche de son habillement, gestion qui permettra de mettre ou non une polaire sous la hardshell suivant la température extérieure.

 

L’imperméabilité et la respirabilité, c’est bon, on a vu ce que c’était. Pour le vent, l’imperméabilité permet d’avoir déjà un tissu résistant. Mais un autre paramètre est important dans la notion de protection : il s’agit de la coupe de la veste.

 

La veste doit d’une part permettre l’ajout de couches thermiques pour offrir une polyvalence d’utilisation, et être suffisamment bien taillée pour protéger le bas du dos, les poignets et le visage, en plus, bien évidemment, du tronc. Sans que cela se fasse au détriment de la liberté de mouvement. La fermeture éclair ne doit pas venir frotter sur le menton. Détail en magasin, beaucoup moins sur le terrain.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Parce que c'est déjà suffisamment douloureux dans ces conditions pour ne pas avoir mal au menton

La capuche est un point crucial de la protection. C’est elle qui va protéger notre tête, et cela ne doit pas se faire au détriment de notre champ de vision. La pluie vient souvent avec du vent. La trajectoire des gouttes va alors s’incliner et venir frapper notre visage sur les côtés. La capuche doit disposer de flancs efficaces pour protéger notre visage avec un vent de côté, et être suffisamment large. La capuche doit également permettre d’utiliser un casque de protection en-dessous, la veste coûtant généralement chère, on ne va pas faire collection non plus en achetant une veste par usage (« faites ce que je dis, pas ce que je fais »).

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Encore une autre veste...

La coupe du dos est à regarder avec attention, car l’eau va ruisseler tout du long avant de venir rejoindre la taille. Si le dos est trop court, on court le risque d’avoir nos sous-couches trempées, l’eau pouvant remontée par capillarité. Mais si le dos est trop long, la veste ne sera pas forcément agréable à porter surtout lorsque l’on voudra se baisser ou s’asseoir. Et puis c'est de la masse en plus.

 

Les dispositifs de serrage sont également importants. Placés au bout des bras, au niveau du cou, dans la capuche et au niveau de la taille, ils permettent de jouer sur l’imperméabilité totale de la veste, en empêchant l’eau de rentrer. Ouvert en grand, ils permettent également à l’air chaud de s’enfuir vers l’extérieur. Durant la vie de la veste, on va user et abuser de ces dispositifs, et il faut donc qu’il soit suffisamment costaud pour ne pas nous claquer dans les pattes.

 

Les marques offrant des vestes avec des coupes exceptionnelles sont, à mon humble avis, ARC’TERYX et PATAGONIA. Mais méfiance, car toutes les marques disposent de nombreuses vestes qui sont loin de s’égaler les unes des autres.

Durabilité

Pour protéger l’imperméabilité de la veste dans le temps, les fabricants vont venir appliquer une ou plusieurs couches de protection. C’est ici que l’on va parler de vestes 1, 2, 2.5 et 3 couches.

 

Dans le cas extrême de la veste à 1 couche, celle-ci n’est fabriqué qu’avec la membrane ou le tissu enduit, sans aucune protection. Peu de vestes sont aujourd’hui avec une seule couche, car elles sont peu durables. Mais elles sont très intéressantes dans les cas où l’on recherche une veste de protection ultra légère et très compressible, comme en trail-running. Encore que, il ne faut pas porter de sac à dos dans ce cas.

 

La veste à 2 couches est la veste de trekking par excellence. La membrane est protégée par un tissu placé à l’extérieur. Votre corps est donc en contact direct avec la membrane, qui évacuera mieux la vapeur d’eau. N’avoir que 2 couches permet également d’avoir une veste légère et compressible.

 

La veste à 3 couches est une veste dont la membrane est prise en sandwich par deux tissus de protection, à l’intérieure et à l’extérieure de la veste. Calé bien au chaud, la membrane est hautement protégée et on a affaire ici à des vestes très durables, au détriment de la légèreté et de la compressibilité.

 

La veste à 2.5 couches est en fait une veste à trois couches, mais cette fois-ci, la couche intérieure est composée d’un tissu moins protecteur. Son épaisseur sera moindre, et dans certains cas, le fabricant utilisera un tissu en filet à la place. On a alors dans ce cas une veste plus compressible et plus légère que la 3 couches, mais avec une meilleure durabilité que la 2 couches.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

Exemple de 3 couches

La durabilité est donc pilotée par la robustesse des couches de protection. Celle-ci utilisent des tissus en RipStop. Le RipStop est une technique consistant à renforcer le tissu en intégrant un maillage avec des fils plus résistants (généralement du nylon). L’avantage, c’est de pouvoir garder une toile légère sans trop sacrifier la robustesse. Le RipStop permet aussi d’éviter que les déchirures ne s’agrandissent. Les fabricants indiquent également un truc du genre 20D pour ces tissus. Cela signifie que les fils utilisés pour le RipStop ont une masse linéaire de 20 deniers. Plus le nombre devant le D est gros, et plus la résistance du RipStop sera importante. C’est d’ailleurs pour cela que l’on retrouve souvent des tissus avec un niveau D plus élevé au niveau des épaules pour ne pas trop subir les frottements du sac.

Masse et compressibilité

Toute cette protection coûte en masse. C’est ennuyeux car cette masse est plus souvent dans le sac à dos que sur soit, surtout si l’on a bien pris le soin de vérifier la météo avant de s’élancer sur les chemins.

 

Lorsque j’ai débuté en trek, on disait qu’une veste de 500 grammes était un bon compromis protection / masse. Depuis, les technologies et les coupes ont évolué et le bon compromis semble se placer autour de 350 grammes. En-dessous, vous aurez un produit très respirant mais peu durable. Au-dessus, vous avez protection robuste mais il faut que vous la portiez beaucoup pour justifier de l’emporter avec vous. Les vestes d’aujourd’hui plus lourdes que 600 grammes sont de véritables murs de protection, à utiliser si vous aimez vous frotter au rocher et si vous aimez les randonnées sous la pluie.

 

La compressibilité est à considérer au même titre que la masse, surtout si la veste va rester plus souvent dans le sac que sur nos épaules. Une veste se pliant mal va nous faire perdre de l’espace que l’on aurait bien investi par ailleurs.

Le scandale des composés fluorés

En 2012, GREENPEACE a lancé sa campagne « DETOX » visant à alerter nous autres, consommateurs de matériel outdoor, sur la présence de composés PFC sur les produits de nos fabricants préférés. Ces PFC sont des structures de carbone plus ou moins longues, contenant des atomes de fluor. Les liaisons carbone-fluor étant très stables, ces PFC ne sont pas biodégradables et s’accumulent dans l’environnement.

 

L’histoire ne s’arrête pas là, puisque ces composés sont hautement toxiques, aussi bien pour les écosystèmes que pour nous autres, les utilisateurs. Les PFC ont un impact sur notre santé, notamment sur notre tyroïde et notre fertilité, pour ne citer qu’eux. Des endroits reculés et peu exposés à la présence humaine connaissent également des taux de concentrations alarmant.

 

Pas de bol, car les fabricants utilisent ces PFC pour leur traitement DWR sur les chaussures, vestes, pantalons de pluie, sac à dos, bref, un peu partout. Histoire de compliquer encore un peu plus les choses, l’industrie semble avoir des difficultés à trouver des alternatives propres et durables. Des marques comme ARC’TERYX et PATAGONIA ont modifié la longueur des chaînes de carbone, passant de 8 à 6 atomes, permettant de réduire la toxicité du traitement, sans pour autant la faire disparaître. D’autres marques ont soi-disant trouvé des équivalences, mais nous ne sommes pas sur les mêmes niveaux de qualité et de durabilité…

 

Vous allez le voir par la suite, je vous propose dans ma sélection, des vestes de fabricants mis en cause par GREENPEACE sur cette question. Je justifie ce choix par le fait que ces marques proposent des produits durables dans le temps, que l’on n’aura pas à renouveler tous les ans. Une veste ARC’TERYX ou PATAGONIA, même si ces fabricants sont dans le collimateur de GREENPEACE, sont des produits d’une vie, permettant ainsi de réduire la pollution et l’impact sur l’environnement par ailleurs. PATAGONIA est également très actif aux Etats-Unis sur les questions environnementales, prenant à mon avis des risques à la bonne santé de l’entreprise. Les marques que je recommande se sont également engagé à poursuivre leur recherche pour ne plus utiliser de PFC, et à retenir la meilleure solution à l’échelle globale. Plusieurs d’entre elles, dont RAB, on prit l’engagement de ne plus proposer à la vente des produits utilisant des composés PFC d’ici 2020.

 

Reste que cela ne leur donne pas une bonne excuse pour rester sur leurs acquis. Pour ma part, je continue de rester vigilant sur le sujet et d’interpeller ces marques dès que j’en ai l’occasion. Je vous invite à faire de même, car plus on sera nombreux à leur faire part de nos inquiétudes, et plus ils seront motivés à rechercher des alternatives.

Conseils pour bien choisir sa veste

Le fabricant de membrane le plus connu est évidemment GORE-TEX dont la réputation n’est plus à refaire. Mais il existe également d’autres marques intéressantes comme eVENT et PERTEX, avec des produits aussi performants, et bien souvent moins chers. Les marques de vêtement ont également des membranes sous nom propre, comme avec l’appellation H2NO de chez PATAGONIA ou DRYVENT chez THE NORTH FACE.

 

Pour bien choisir, il faut alors vérifier les niveaux d’imperméabilité et de respirabilité, ainsi que la qualité de construction de la veste. Un essai en magasin permet de se faire une idée du toucher de la veste (et donc de sa robustesse), et de vérifier que la coupe nous convient.

 

J’ai eu de nombreuses vestes de protection, aucune de GORE-TEX bizarrement, et à ce jour, seule la membrane MP+ de VERTICAL m’a déçue. L’enduction TRIPLE CERAMIC (que l’on retrouvait sur les vestes LOWE ALPINE) est performante les premières années mais part trop vite en retraite. La version ECO de cette enduction était déjà meilleure. Pour ma part, quand j’envisage d’investir dans une veste, je pars sur du 2.5 ou 3 couches, avec une masse comprise entre 350 et 550 grammes, employant une membrane et non pas une enduction. Je vérifie que la capuche est protectrice et qu’il y ait des zips sous les aisselles.

 

Veillez également à ne pas prendre la veste avec une taille trop près du corps, car vous aurez à mettre en-dessous une ou deux couches (t-shirt + polaire), voire une doudoune.

Les vestes des kits

Les kits Starter et Bivouac, et l’extension Trail

Dans les conditions estivales, la veste va certainement passée pas mal de temps dans le sac à dos, à attendre que l’orage ou l’averse débarque pour enfin vous montrer ce qu’elle a dans le ventre. On est alors à la recherche d’une veste la plus légère possible (au détriment de la robustesse) et compressible, mais avec une protection suffisante pour faire face à des pluies violentes (mais courtes).

 

Mon choix s’est alors porté sur la veste L.I.M. Proof du fabricant suédois HAGLÖFS. Il s’agit d’une veste de 2.5 couches, avec une respirabilité de 20000 g/m²/24h, une imperméabilité de 10000 mm et une coupe parfaite, surtout au niveau de la capuche. Avec une masse de 230 grammes, il va être difficile de faire plus léger, surtout que la veste a une bonne tenue dans le temps. Le petit plus, elle ne contient pas de composés PFC et utilise en partie des matériaux recyclés.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

HAGLOFS L.I.M. Proof

Les kits Islande et Navarino

Lorsque les conditions météorologiques deviennent plus humides et froides, la veste sera plus souvent en dehors du sac que dedans. Plus exposé donc, on va partir à la recherche d’une veste plus robuste et donc plus lourde. La masse ne devient à mon sens plus un critère de premier ordre vu qu’on l’aura plus souvent la veste sur les épaules que dans le cas. Il est également important que la veste soit plus imperméable que celle retenue plus haut, avec la présence de zips d’aération pour compenser la perte en respirabilité. Enfin, veste à tout faire, il faut que la capuche puisse permettre le port d’un casque.

 

Parmi l’offre pléthorique sur le marché, ma préférence porte sur la veste Latok Alpine du fabricant anglais RAB. Cette veste comprend une capuche compatible avec le port du casque, des zips d’aération sous les bras et une coupe presque aussi bien taillée que les vestes ARC’TERYX, références dans le domaine. Le dos est notamment un peu plus long pour éviter que l’eau ne coule directement sur votre taille. Du type 3 couches, elle embarque une membrane eVENT, performante sous la pluie, avec une respirabilité de 10000 g/m²/24h et une imperméabilité de 30000 mm. Seul ombre au tableau, une masse un peu importe avec 520 grammes sur la balance. Mais on lui pardonne à la vue du rapport qualité/prix.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

RAB Latok Alpine

Le kit Polaire

La veste officiellement retenue pour le kit Polaire et la même que ci-dessus, c’est-à-dire la RAB Latok Alpine. Néanmoins, elle a le défaut d’avoir un zip qui se coince lorsqu’il fait en-dessous de -15°C. Si maintenant vous êtes à la recherche d’une veste performante par temps très froid, je vous recommande de jeter un coup d’œil sur la veste Alpha SV du canadien ARC’TERYX. Une bonne longueur de dos, des zips efficaces, un tissu extérieur de 100 deniers, il va falloir être bien motivé avant de l'abîmer.

 

Cette veste, c’est un peu pour le plaisir des collectionneurs de matériel, car l’investissement est important (750 euros) pour des performances énormes certes, mais au final pas assez éloigné de la Latok Alpine pour justifier son prix exorbitant.

comment, choisir, avis, conseil, veste, randonnée, alpinisme, trekking, outdoor, hardshell, couche, protection, pluie, vent

ARC'TERYX Alpha SV

Cet article vous a plu? Inscrivez à ma newsletter pour être averti de l'actu du site. Un mail par moi, aucun spam.

Copyright © 2018 Romain MOUTON

La pratique de la randonnée, du trekking et du trail, tous comme les autres sports nature comporte des risques inhérents à ces activités. Lemondeenrando.com vous recommande de les exercer avec la plus grande précaution, et en fonction de vos capacités. Les informations fournies sur le site ne sauront en aucun cas, engager la responsabilité de leurs auteurs. Lemondeenrando.com décline toute responsabilité en cas d’accident, et ne saurait être tenu responsable de quelque manière que ce soit.

En cliquant sur 'OK', vous acceptez l'utilisation des cookies. Voir nos mentions légales. OK